Juste de retour de cette aventure fantastique dans les montagnes de l’Himalaya en inde, des images et des rencontres plein la tête, je reprends mon clavier pour tenter de vous transmettre cette expérience extraordinaire ! Attention, l’article est très long ! Mais j’ai essayé de vous donner le plus de détails possible sur ce trek magnifique si toutefois il vous venait à l’esprit de tenter l’aventure et j’espère que vous y trouverez ce que vous recherchez !

Cette étape faisait parti de mon tour du monde: tout d’abord mettre le pied pour la toute première fois en Inde, pays mythique, pays mystique dans tous les esprits occidentaux; et puis me lancer dans un trek au Zanskar en Himalaya, chaîne de montagnes rêvée par tout randonneur un jour dans sa vie.

Je vais tenter de partager ces aventures ici et vous donner mon retour d’expérience d’un trek au Zanskar de 3 semaines, accompagné avec guide, cuistots, « horseman » et chevaux et avec assez d’informations pour vous permettre vous aussi de pouvoir vous projeter et organiser cette belle aventure !!

Dans mon article, vous trouverez tout le détail sur ce trek au Zanskar en Himalaya, les journées incontournables de ces 19 jours de marche avec des photos et des vidéos, quelques images sur la faune et la flore et puis de quoi vous aider à organiser ce trek et vivre cette belle aventure !

Trek au Zanskar en Himalaya : parcours, carnet de route, équipe et images

Si vous avez toujours rêvé de partir marcher sur les traces des plus grands aventuriers, qui ont mis pour la première fois devant nos yeux ébahis les photos de leurs expéditions dans l’Himalaya et si vous êtes un randonneur/trekkeur confirmé et averti, ce trek est fait pour vous !

Le parcours

Il est possible de faire le trek dans la Vallée du Zanskar dans 2 sens différents. La plus classique est un départ de LEH et arrivée à MANALI, nous choisirons de le faire dans le sens inverse.

1ère étape: trajet de Delhi au départ du trek à Jispa, situé en Himachal Pradesh.

  • Train de Delhi à Chandigarh. 3h de train, 1ère classe (avec petit-déjeuner servi à bord) pour moins de 2000 RP. Très bonne expérience et très confortable; partant à 7h du matin, nous aurons même droit à la traditionnelle exposition de fessiers indiens venant faire leurs besoins naturels le long des rails du train (très connu apparemment) et une vue sur les quartiers plus pauvres de Delhi plutôt excentrés.
  • Un chauffeur viendra nous chercher à Chandigarh et 2 jours de route (10h par jour) nous ferons traverser la région de l’Himachal Pradesh tout d’abord jusqu’à Manali et puis finalement Jispa, départ du trek et déjà situé à plus de 3000 m d’altitude. La route est vraiment une expérience à vivre tellement elle est intense et dangereuse. Camions, voitures, motos se croisent et se font face en permanence, klaxon toujours prêt à déterminer celui qui passe ou trépasse. Je passerai mon tout premier col à 4000m (le Rothang) lors de ce trajet incroyable ! N’ayez crainte, les chauffeurs indiens ont l’habitude et le nôtre fut hors-pair !
  • 2 nuits d’Hôtel à Manali et près de Chikka (il est possible de trouver des nuits à partir de 300 RP) et une journée libre à Manali. Il est indispensable de se prévoir 2 à 3 journées sur place avant le trek pour s’adapter à l’altitude.

Parcours du trek de Jispa à Leh

19 jours de randonnée, environ 200 kms de marche, des cols entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, de nombreux villages perchés, des rencontres, des monastères et des paysages ahurissants.

Trek au Zanskar en Himalaya

Ici, la carte présente le trek tel que généralement parcouru, c’est à dire avec un avion de Delhi à Leh et un départ de Leh.

Nous le ferons dans le sens inverse: nous rendrons tout d’abord à Manali, puis partirons de Jispa (à coté de Chikka). De faire le trek dans ce sens nous permettra d’être quasiment seuls tout le trek, la plupart des groupes le faisant dans l’autre sens. Notre guide nous disait qu’il était plus difficile dans ce sens-là mais franchement, vu du sol il était compliqué de s’en rendre compte.

Après quelques modifications de parcours pour s’adapter à notre niveau, à l’environnement et au temps, voici le détail du parcours complet. Chaque lieu mise à part ceux de départ et d’arrivée est aussi un lieu de bivouac où un ou des campings sont disponibles.

Chikka – Dartse Sumdo – Kargyak – Kuru – Purne – Phuktal – Purne – Reru (en 2j) – Drag Kar (près de Pipcha) – Pipiting (via Padum) – Pishu (avant Pensi La) – Hanumil – Zenghan – Lalang – Skumpata (via Lingshed) – Sengge La (Base Camp) – Machu (via Photogsar) – Sumdo – Wanla – Lamayuru – Leh

Voir les cartes plus détaillées ci-dessous.

 

Trek au Zanskar en Himalaya : pourquoi il faut se dépêcher d’aller faire ce trek.

Tout d’abord, il est à savoir que certaines régions rurales les plus reculées d’Inde tels que le Zanskar sont en train de changer rapidement. Auparavant seuls des chemins liaient les villages des montagnes entre eux et aux villes avoisinantes ; aujourd’hui de multiples routes sont construites et continuent d’être bâties, un peu partout et beaucoup de villages du Zanskar bénéficient dorénavant de routes plus accessibles, permettant aux habitants d’avoir accès à des soins et à l’arrivée de produits de nécessité plus rapidement qu’à pied ou à dos de mulet (ce qui est plutôt bien pour eux). Voir mon article sur la population et les villages du Zanskar.

Ceci étant dit, le trek de la Vallée du Zanskar change très vite lui aussi et certains chemins utilisés auparavant sont aujourd’hui inaccessibles ou l’utilisation de la route (même si très peu sont goudronnées à ce jour) apparaît comme une évidence au regard des difficultés de faire autrement. Sur l’ensemble des 19 jours, nous emprunterons ces « routes » sur 4 à 5 journées environ. Même si le paysage et ce trek reste incroyable, ce ne sera évidemment pas pareil qu’une marche sur des sentiers loin de la civilisation et des voitures. Notre guide nous confiait que dans les 2 à 3 ans, il faudrait revoir certaines portions de ce trek, voire les arrêter.

Bref, même si je me devais d’éclairer un peu ces routes peu connues, nous avons vécu des journées extraordinaires dans des cadres incroyablement magnifiques et presque indescriptibles, ce sont bien entendu ceux-là dont je vais vous parler maintenant . J’ai aussi sélectionné pour vous quelques images pour chaque journée, j’espère que vous apprécierez !

Vallée du Zanskar: les treks qui valent vraiment le coup.

Dartse Sumdo à Reru (jour 3 à 7)

Nous sortons rapidement de la route pour enfin emprunter nos premiers chemins de montagnes et affronter notre premier col à 5000m. Bien que ces premières journées soient un peu difficiles avec un temps pluvieux et surtout très froid (pas facile pour moi après 2 mois entre 30 et 40°C), ce sont des paysages incroyables qui vont s’ouvrir devant nous ! Paysage plutôt minéral tout d’abord avec de moins en moins de végétation, de la roche ocre et tuile noire, le passage du col de Chingola (5095m) se fera sous la neige ! Premiers drapeaux à prières et premières vraies sensations de manque d’oxygène avec une montée surtout difficile sur l’arrivée au col. Ensuite ce sera une descente de près de 900 mètres tout d’abord dans des paysages quasi lunaires avec des glaciers immenses nous encerclant pour arriver finalement dans une vallée démesurée et multicolore avec le temps qui se dégageait. Premiers yaks à paitre sur les flancs de la montagne, sommets à plus de 6000 mètres tout autour de nous et nous débouchons sur une vallée extraordinaire de beauté et d’immensité ! Kargyag sera notre stop et la nuit sera fraîche. Peu dormi et un mal de tête… Je ne me suis pas encore fait à l’altitude…

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Heureusement, nos hôtes et guides sont à nos petits soins et savent comment se réchauffer. Ce soir-là, c’est le rhum indien qui nous aidera à passer la nuit. De plus, Phuntsog, notre cuistot 5 nous préparera, comme tout au long du trek, un repas délicieux. Que du bonheur !

Le temps change. Nous avions passé le col le plus haut de ce début de trek et maintenant nous allions redescendre. Les 2 jours suivants, vers Kuru tout d’abord et Purne ensuite, me laisserons des images magnifiques et inoubliables en tête et quasiment toujours réchauffés d’éclaircies colorant notre route ! Ce fut 2 jours de descente (montées et descentes évidemment) dans un cadre juste magique ! Premières marmottes, troupeaux de yaks, premier mouflon, thé en compagnie de fermières venues traire leurs animaux, visites de villages perchés et rencontres des habitants dans cette vallée surdimensionnée, passant de rochers sombres tombés du ciel à des pâturages dont les couleurs « herbes et edelweiss » contrastent complètement avec les sommets enneigés des montagnes et pics surgissant littéralement du sol empierré… Un délice pour les yeux et les pieds qui finissent par avancer tout seuls devant tant de beauté ! Nous traverserons de nombreux villages, y verrons nos premiers Mani, Stupa, Shortens et autres monuments bouddhistes (rencontres et monuments bouddhistes dans un prochain article !), savourerons notre çay (thé au lait indien) le temps de pauses bien méritées et passerons de vallées à rivière, puis aux champs cultivés pour finalement arriver à Purne, premier camping où nous rencontrerons d’autres étrangers, des Tchèques venus porter main forte à une école locale, aussi passionnés d’alpinisme.

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Le moment était venu d’aller visiter notre premier monastère: Phuktal. C’est une petite journée de marche d’un peu plus de 4 heures dans un canyon aux tons rouges, cheminée de fée et rivière bleue turquoise qui nous mena au Monastère de Phuktal, l’un des plus grands et renommés de la région du Zanskar. Et pour cause ! J’en parlerai un peu plus dans un autre article mais ne résiste pas à vous montrer les premiers clichés de ce chef-d’œuvre accroché littéralement à la montagne à quasiment 4000 mètres d’altitude.

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Les jours suivants jusqu’à Reru seront vertigineux ! Accrochés à flanc de montagne, nous suivrons la rivière dans des paysages déchirés, traverserons des oasis de verdure, surplomberons des paysages de cultures et de sommets toujours plus hauts, les couleurs changeant à chaque virage sur un nouveau flanc de falaise ! Nous serons aussi surpris et émerveillés par un troupeau de mouflons, galopant sur les pentes raides pour passer à quelques mètres de nous, la rivière ayant attiré leur soif, et puis un autre, et puis un autre ! Superbe ! Reru, son lac d’altitude et la petite bière du soir nous accueilleront très bien et la traversée de ces montagnes et de ces vallées auront été un régal !

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Pour vous donner une idée, chaque jour ce seront des marches de 4 à 6 heures, donc tout à fait accessibles aux randonneurs aguerris aux montagnes françaises.

Je passerai les 2 jours prochains et en reparlerai dans un autre article pour vous amener à la seconde partie de notre trek, là où tout (re)commence, quand nous entamerons finalement la remontée fantastique avant de redescendre dans une autre vallée et la fin de notre séjour.

Pipiting à Machu (jour 10 à 17)

La traversée de Padum, capitale du Zanskar avec ses quelques milliers d’habitants nous laissera sans voix. Nous y retrouvons l’activité d’un grand village, les voitures, la chaleur la pollution et c’est à Pipiting que nous retrouverons le bonheur ! Visiter ce petit village traditionnel, où amas de bouses de yaks sur les toits pour préparer l’hiver, couleurs des monuments locaux et monastère donnant sur une plaine immense nous redonnerons le sourire . Cette petite journée de marche se finira à camper dans cette même plaine, au bord d’une rivière (comme chaque soir) et entourés de montagnes majestueuses. Un peu de repos avant de commencer les grosses journées le lendemain.

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Et oui, après ce retour à la plaine (située tout de même toujours à plus de 3000 mètres d’altitude), notre programme l’annonce bien: cette seconde partie est la plus difficile ! En effet, nous remonterons d’un peu de plus de 3000 mètres pour aller flirter avec les 5000 mètres, jusqu’à la fin du séjour et la descente vers la ville de Leh.

Nous commencerons par arpenter le pan incliné de Karsha, monastère accroché à la montagne de Pipiting et plus grand monastère du Zanskar pour rejoindre Pishu dans une vallée ocre et jaune, ressemblant de près à ce qu’on peut appeler un désert de pierres, sous un soleil de plomb. La lumière est bonne et la vallée une nouvelle fois impressionnante, mais mes pieds, même s’ils avanceront, l’un après l’autre, auront bien souffert cette journée-là ! De gros lézards, par dizaines, et les paysages toujours incroyables nous aideront à passer le temps et aller nous reposer à Pishu.

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Pishu à Hanumil, nous suivons toujours la rivière et jouons au jeu du yoyo, montée et descente se succèdent dans des paysages toujours désertiques. Et puis, c’est parti ! La suite du trek nous mènera sur les hauteurs et le passage de pas moins de 8 cols entre 4000 et 5000m, quasiment 2 cols par jour et jusqu’à 7 heures ou plus de marche ! On nous l’avait promis, nous n’avons pas été déçus ! Nous passerons les cols de Parpi La (3900m), celui au dessus de Zingshan (4780m), Hanuma La (4710m), Chapskang La (4200m), Murgum La (4370m), Kiupa La (4450m), le célèbre et sacré Sengge La (4960m) pour finir par Bumiktse La (4390m) !!! Bien sûr, pour monter et bien il faut aussi descendre , ce sont donc dans des paysages incroyables que nous marcherons: montagnes à plaines en passant par des canyons, des vallées, des villages, déserts de pierres à pâturages, forêts de buissons et petits arbustes, vue majestueuse sur les sommets et la campagne du Zanskar, et bientôt du Ladakh. Nous serons aussi invités pour boire le Chang (vin d’orge), le çay et même du yaourt local à flanc de montagne, où les habitants faisaient leurs dernières récoltes avant l’hiver et passerons des soirées inoubliables avec l’équipe, toujours à fond et le sourire collé aux lèvres. Nous y verrons une multitude de marmottes, d’autres mouflons, y entendrons des histoires d’ours et de loups pour nous laisser émerveillés à la fin d’une belle journée par le vol de 2 aigles à tête blanche venu nous souhaiter une bonne soirée. Magnifique !

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La dernière randonnée jusqu’à Machu sera notre dernière petite aventure avant de repasser sur la route pour terminer notre route. Le choix nous était donné: soit reprendre le col de Sirsir La (4805m), un Mont Blanc, soit tenter la traversée d’un canyon qui n’était plus emprunté, mais sur lequel les gens du coin était positif, nous y arriverions mais ce serait plus difficile pour les chevaux. Le « Horseman » avait vérifié, ça irait. Nous nous engageâmes donc dans ce bout d’inconnu (pas pour le guide bien entendu) et furent choqués et émerveillés, une journée intense ! Le sentier, dans le lit d’une rivière dorénavant plus petite, n’était plus vraiment. C’est donc notre équipe, avec tout l’entrain habituel, qui la retapa au fur et à mesure, pour faciliter notre passage et surtout celui des chevaux. Au final, même si un accident (sans gravité heureusement) me laissera le cœur serré, c’est une incroyable journée que nous vivrons dans un cadre déserté, redevenu sauvage et où nous nous frayerons un passage dans ce canyon entouré de falaises de pierres (tuile) multicolores !

Ci-dessous 3 vidéos prises lors de la traversée de ce canyon en hommage au travail fantastique réalisé par les chevaux qui nous accompagnèrent pendant tout le trek.

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Les derniers jours nous mèneront à Wanla et puis nous finirons en transport pour aller visiter le monastère de Lamayuru et passer 2 jours de repos bien mérités dans la capitale du Ladakh: Leh.

Pour cette seconde partie, vous l’aurez compris, ce sont donc de longues journées de marche et des efforts physiques importants (j’en ai perdu mes kilos en trop), de 6h à plus de 7h de marche. Selon moi, cette seconde partie s’adresse donc plutôt à des randonneurs confirmés et endurants.

La totalité de ce trek, si l’on prend en considération la vie en bivouac et les humeurs de la nature, s’adresse donc plutôt aussi à un public de randonneurs avertis et préparés. Heureusement que les Balkans m’avaient fait marcher !!!

L’équipe du trek

Le guide: Konchok

Trek au Zanskar en Himalaya - Konchok

D’origine tibétaine et naturalisé indien, Konchok a vécu toute son enfance dans un village de 30 habitants où il aidait ses parents avec leur troupeau de Yaks. Il a fait quelques études et a appris par lui même l’anglais et le français. Il parle aussi tibétain, ladakhi et hindi. Aujourd’hui, il habite sur Leh et vit de sa passion comme guide pour les treks au Ladakh et dans la Vallée du Zanskar.

Pendant ce trek, Konchok a vraiment été un vrai soutien lors des moments difficiles, toujours ouverts et positifs et il a su adapter les journées pour que nous passions un moment inoubliable jusqu’au bout !

Le cuistot: Phuntsog

Trek au Zanskar en Himalaya - Phuntsog

Phuntsog est marié et a 3 enfants. Cela fait 20 ans qu’il fait cuisinier de trek et en dehors de cette activité, il est traiteur chez lui. Il est Ladakhi et vit aussi à Leh.

Pendant tout le séjour, Phuntsog a été incroyable ! Des plats et des goûts différents chaque soir (3 ou 4 plats par soir), des gâteaux, pizzas, des spécialités du Tibet, du Ladakh, de l’Inde… Tout simplement étonnant et ébahi d’avoir aussi bien mangé pendant un trek de 3 semaines en bivouac !

L’assistant Cuisinier: Skarma

Trek au Zanskar en Himalaya - Skarma

Skarma est Ladakhi, a 32 ans, marié et 2 enfants. Il est assistant cuisinier et littéralement l’homme à tout faire de ce trek, comme depuis toujours apparemment. Skarma fut le sourire de notre séjour, d’un dynamisme et d’une gentillesse incroyable, devant parfois la pénibilité de ses tâches !

Le « Horseman » et ses 8 chevaux: Suresh

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Suresh a 32 ans, Ladakhi et vit à Manali. Hors des treks qu’il affectionne particulièrement, il travaille avec ses chevaux à Manali comme porteur. Suresh est l’homme fort de l’équipe, avec un métier harassant ! Toujours sur la brèche à préparer ses chevaux, trouver à les nourrir dans les coins difficiles, se lever toujours avant tout le monde pour aller les chercher lorsqu’ils sont remontés dans les pâturages pendant la nuit et toujours le dernier à se coucher lorsqu’il faut qu’il surveille si un loup ne rôde pas dans le coin. Il est celui que nous avons le moins vu, mais ce que nous avons pu voir de son travail pendant ces 3 semaines force évidemment le respect.

Autres photos de l’équipe

Trek au Zanskar en Himalaya: la faune et la flore

Quand mon ami trekkeur m’a présenté ce trek, la description sur ce que nous allions y trouver se résumait par « minéral », laissant peu d’espoir sur ce nous allions pouvoir y trouver en terme de faune et de flore. Et bien la Vallée du Zanskar renferme des trésors et de multiples surprises, à chaque coin de falaise et à chaque nouvelle vallée. C’est donc avec grand plaisir que je partage ces quelques clichés avec vous.

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Comment organiser son trek au Zanskar en Himalaya ?

Tout d’abord, si je reviens sur la Vallée du Zanskar, je dirais qu’un trek aussi long (3 semaines) en vaut vraiment la peine car il vous permettra de vivre vraiment une expérience de montagne intense, avoir le temps de côtoyer et mieux connaître votre équipe d’accompagnateurs et de bien ressentir la vie des habitants de cette région. Si vous préférez toutefois vivre le meilleur, sachez que les agences et guides locaux sont très flexibles et savent s’adapter en fonction de votre demande. Il est donc tout à fait possible de ne faire que des portions de ce trek.

Passer par une agence locale

La solution que nous avons choisie est de passer par une agence que nous connaissions et qui a fait du très bon boulot. L’avantage principale de cette agence est qu’elle est franco-népalaise et située non loin, à Katmandou. Les tarifs qu’elle propose sont dégressifs en fonction du nombre de participants et l’organisation est sérieuse. Pour avoir comparé avec des « grands » organisateurs de voyages, le prix proposé est très intéressant (quasiment 1000 € en dessous et avec des groupes moins chargés).

Site internet de Parfum d’Aventure

Cependant quand on se rend à Manali ou à Leh, il est alors possible de se rendre compte du très grand nombre d’agences locales et il semble alors tout à fait logique de constater que les tarifs, si le trek est pris en charge par une telle agence directement, est plus avantageux. Je vous conseille tout de même de bien vérifier le sérieux de l’agence que vous contactez car les moyens mis en œuvre (nombre d’accompagnants, matériel etc.) ou leur expérience sur le terrain peut varier drastiquement, ainsi que leur flexibilité devant les imprévus du trek. Mieux vaut s’adresser à des agences expérimentées, en consulter plusieurs si nécessaire.

L’agence locale de Leh avec laquelle ce trek a été organisé est la suivante: Adventure North

L’organiser seul

Lors de notre trek, nous avons aussi rencontré d’autres randonneurs qui s’étaient organisés seuls, sur la totalité du trek au Zanskar ou sur de plus petites parties. En effet, c’est tout à fait possible: des cartes des chemins de randonnées sont disponibles à l’achat et les habitants que vous rencontrerez seront bien avertis des chemins qu’ils pratiquent eux-mêmes dans la vie de tous les jours. Si vous savez manipuler une carte de montagne et une boussole, il est possible de trouver les emplacements pour dormir en tente facilement et si le lyophilisé commence à vous ennuyer, il vous sera parfois possible de trouver d’autres mets chez l’habitant ou le camping. Il est possible aussi de n’engager qu’une partie de l’équipe, le muletier uniquement par exemple.

Personnellement, à part si vous en avez l’habitude, le savoir et l’envie, je m’en tiendrais à la première solution pour un tel trek de 3 semaines car l’équipe qui nous accompagna fut vraiment de belles rencontres, un réel soutien lors des moments difficiles et une expérience culinaire et de vie hors du commun !

Trek au Zanskar en Himalaya - Equipe au complet

Il existe aussi bien sûr bien d’autres treks au Ladakh et au Zanskar. Pour d’autres informations et conseils très utiles, je vous conseille le blog de Ryan. En effet, il m’a précédé dans l’aventure et a réalisé un article très détaillé sur le sujet.

Dans un prochain article, je vous parlerai des rencontres, de la vie des habitants au Zanskar et ses monastères et coutumes bouddhistes.

Comment je veux faire le Tour du Monde 🙂

 


Benoît Richer

Blogueur Photographe Voyageur, je voyage, je m'aventure et je partage. J'espère que vous aurez envie de vous étonner avec moi, commenter et me faire part de vos ressentis !

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Colombie - Parc de Tayrona

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